Blog Singe : Primates, Gorilles, Chimpanzés

Gorilles en voie de disparition.

Les Gorilles ou Gorilla (en latin) forment le genre de grands singes de la famille des Hominidés*.

Les mâles peuvent développer une force physique colossale.

Ce sont les êtres vivants les plus proches de l’Homme, après le Bonobo et le Chimpanzé, puisque l’ADN des Gorilles est très proche de celui de l’homme.

*Les Hominidés ou Hominidae (en latin) sont une famille de primates simiiformes regroupant les espèces animales comme les Bonobos, les Chimpanzés, les Gorilles, les Orangs-outans ou encore les Hommes. (Wikipédia)

Le Gorille est le plus grand des primates *anthropoïdes. Certaines classifications phylogénétiques* classent les Gorilles dans l’unique genre de la tribu des Gorillini pour les séparer des Homininés (Humains et Chimpanzés).

*Les anthropoïdes sont les grands singes c’est-à-dire les hominoïdes y compris l’humain et leurs prédécesseurs. (google)
*Les classifications phylogénétiques sont des systèmes de classification des êtres vivants. (Wikipédia)

Les Gorilles vivent en groupes dans les forêts tropicales ou subtropicales, où ils se nourrissent de végétaux et parfois d’insectes.

Leur présence couvre un faible pourcentage de l’Afrique car l’espèce est menacées de disparition.

On les trouve cependant à des altitudes très variées. Le Gorille des montagnes vit dans les forêts de nuages des montagnes des Virunga, d’une altitude allant de 2 200 à 4 300 mètres. Les Gorilles de plaine vivent eux dans les forêts denses et les marécages des plaines.

Cause de leur disparition :
1. La destruction de leurs habitats naturels.
La principale cause de la disparition des Gorilles est la destruction de leurs habitats en général et la déforestation en particulier.
La déforestation est conditionnée par la nécessité pour l’Homme de prélever du bois pour se chauffer et pour une utilisation industrielle, par l’ouverture du milieu pour une utilisation agricole et pour le développement urbain (habitations, routes,…). Elle s’est accélérée depuis les années 1980 avec l’installation d’entreprises étrangères exploitant le bois.

L’ouverture du milieu à des fins agricoles, les incendies, provoquent non seulement la destruction de l’habitat des grands singes, mais aussi une mortalité directe des singes et une baisse de leurs ressources alimentaires.

La construction des routes entraîne une fragmentation du milieu et la destruction des derniers lieux de vie des grands singes, mais elle permet également de faciliter l’accès aux braconniers afin de chasser les Gorilles adultes pour leur viande et les bébés Gorilles pour alimenter le commerce illégal d’animaux de compagnie.

Les forêts du Gabon et du Congo abritent 80% de la population mondiale des Gorilles. Entre 1983 et 2000, plus de la moitié d’entre eux (56%) ont disparu.

Il ne resterait plus que 40% de forêt primaire au Congo et 20% au Gabon.

2. Les maladies.
Les maladies sont une deuxième menace à prendre en compte dans l’extinction des gorilles.

Une des maladies frappant régulièrement les populations de Gorilles (mais aussi de Chimpanzés) est celle du virus Ebola. Cette maladie touche également l’Homme et provoque des fièvres hémorragiques conduisant généralement à la mort. C’est un virus très contagieux, qui se répand très rapidement.

Le réservoir naturel du virus Ebola semble habiter les forêts tropicales d’Afrique et d’Asie, mais il n’a pas encore été identifié.

« Les épidémies de virus Ebola chez les grands singes ne résulteraient pas de la propagation d’une seule épidémie d’individu à individu, mais plutôt de contaminations massives et simultanées de ces primates à partir de l’animal réservoir à la faveur de conditions environnementales particulières » (Science, 2004).

« S’il apparaît que les épidémies chez les primates surviennent principalement lors des changements de saison, on ne connaît pas cependant exactement les conditions environnementales requises pour leur émergence, ni quel est l’hôte, réservoir naturel du virus, qui contamine ces derniers. Les recherches sont en cours pour tenter de caractériser ces paramètres » (Science, 2004).

« Selon l’Institut de recherche pour le développement (IRD), durant les dernières épidémies d’Ebola, « des centaines, voire des milliers d’animaux seraient morts » dans le sanctuaire de Lossi, au Congo » (Science, 2004)

Les grands singes peuvent également être victimes de maladies apportées par l’Homme. Ainsi, dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, plusieurs vagues de maladies respiratoires telles que la pneumonie ont entraîné des taux de mortalité allant jusqu’à 40 % chez les Chimpanzés.

3. La faible fécondité.
Comme la plupart des anthropoïdes, les femelles Gorilles sont réceptives sexuellement seulement lorsque leur petit dernier est sevré soit, vers l’âge de trois ou quatre ans. Etant donné qu’elles ne donnent naissance qu’à un seul bébé à la fois, qu’elles ne sont fertiles que vers 8-9 ans, que leur vie moyenne est entre 35 à 50 ans, et que leur gestation dure 8.5 mois, on estime qu’en moyenne une femelle peut donner naissance entre 4 à 9 Gorillons (bébé du Gorille) au cours de sa vie. Il faut prendre en compte que les Gorillons ne seront pas tous viables et que les femelles sont moins fertiles à un âge avancé.
Ce facteur rend les gorilles encore plus vulnérables. On comprend que la perte d’un individu dans une communauté, surtout une femelle, est devenue catastrophique pour cette espèce ancienne en voie d’extinction.

Pour conclure…
Face à ce désastre des associations comme l’Institut Jane-Goodall, fondé en 1977 ou encore la Fondation Dian-Fossey un an plus tard sont mises en place pour sauver les Gorilles, qui sont en voie de disparition.
Grâce à ces associations, la population de gorilles des montagnes recommence à croître, en janvier 2004, on comptabilise 380 individus dans la région des Monts Virunga, soit 17 % de plus que lors du dernier recensement (1989).